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Gestion


 

La surveillance


La surveillance des deux zones marines protégées (Carry-le-Rouet et Cap-Couronne), constitue un élément fondamental de leur gestion. La crédibilité de ces réalisations est conditionnée par un bon respect de la réglementation en vigueur dans ces réserves. L'effort investi dans cette action est important par rapport aux moyens du Parc. Quatre salariés du Parc sont assermentés en tant que gardes particuliers. Leurs interventions sont concentrées sur les deux zones marines protégées. Ce dispositif de surveillance est renforcé en été par plusieurs saisonniers.

Le Marius navire de surveillance. Un garde en surveillance à terre

 

Les récifs artificiels


L'installation de récifs artificiels sur des fonds appauvris favorise la fixation de la faune et de la flore, sert d'habitat et permet une recolonisation des fonds marins. L'immersion des récifs artificiels correspond à un essai de valorisation des ressources halieutiques poursuivi par le Parc Marin de la Côte Bleue dans l'objectif du maintien d'une activité significative de pêche professionnelle dans les ports de la Côte Bleue. Elle répond enfin à des objectifs de protection de la ressource, de respect de la réglementation, d'innovation et d'expérimentation nouvelle en matière de pêche et de recherche scientifique.


1 - Récifs artificiels de production

L'immersion des premiers récifs artificiels de production a été réalisée dans la réserve de Carry-le-Rouet en 1983. Les sites d'immersion, choisis à l'époque, concernent des taches de sable au sein de l'herbier de posidonies. Les profondeurs d'immersion varient entre 15 à 24 m, afin de multiplier la richesse des observations et la qualité des enseignements à tirer d'un aménagement essentiellement expérimental. Deux types de structures ont été immergées dans la zone protégée de Carry-le-Rouet : type pyramidal et type tabulaire.

En 1985, deux types de modules (Bonna 158 m3 et 2 m3) sont immergés en zone périphérique, sur les concessions devant Sausset-les-Pins, Ensuès-la-Redonne et le Rove. Ces sites sont destinés à compléter le dispositif déjà présent, afin de maintenir et de promouvoir la pêche côtière aux " petits métiers ". En 1989, l'aménagement de ces trois sites est finalisé par la mise en place de modules Sabla de 1,7m3, formant ainsi une entité paysagère intéressante.
La mise en place de la réserve du Cap-Couronne a permis l'aménagement d'un site de récifs artificiels de production à l'intérieur de la zone marine protégée. Ce site est constitué par trois amas chaotiques de modules Sabla de 1,7 m3.

Au total, ce sont plus de 2 800 m3 de récifs artificiels qui sont immergés dans un but de production.

Modules Bonna
1

2

Module Bonna colonisé

3


Les modules Bonna:
    1. Après immersion
    2. Ausitôt colonisés
    3. Aujourd'hui

 


Les récifs expérimentaux KHEOPS - novembre 2004

Hydro M a mit à disposition du Parc Marin six modules "Khéops", qui ont été immergés sur le site du Cap-Couronne, à l'intérieur de la zone marine protégée et à proximité du site déjà aménagé en récifs artificiels (150 m3 d'amas chaotique en béton), à 25 m de profondeur.

Dans le cadre de cette immersion expérimentale, un suivi scientifique de leur colonisation par les organismes benthiques et les peuplements de poissons est réalisé durant une période de 3 ans par les biologistes du Parc Marin de la Côte Bleue.

Le navire baliseur "Provence" du Service Maritime des Bouches-du-Rhône, subdivision des phares et balises, a assuré les opérations d'immersion, prévues en novembre.

 

Caractéristiques :
modules Immersion Kheops

Volume enveloppe:
9,4 m3

masse :
5 tonnes

hauteur:

2,4 m
  Les modules Kheops à quai et lors de leur immersion sur le site de la Couronne

 

Module Kheops sous l'eau

www.kheops-m.com


2 - Récifs artificiels de protection


Les récifs artificiels dits "de protection" ont pour vocation première la protection des fonds par la création d'obstacles empêchant physiquement les opérations de chalutage illégal. Leur architecture constitue de façon secondaire, une zone d'abri attractive pour la faune sous-marine. Des études menées par l'IFREMER ont démontré l'effet prépondérant du chalutage sur la chute des stocks des espèces vivants près du fond.
Afin de limiter un prélèvement excessif sur la ressource, de réduire les dommages occasionnés à l'herbier de posidonies et de favoriser la pêche artisanale aux filets (nettement plus sélective et donc respectueuse de la ressource), environ 15 km d'alignements d'obstacles au chalutage ont été immergés devant la Côte Bleue. Ces alignements protégent les deux zones marines protégées et les aménagements en récifs artificiels de production.

Module fakir Module Searock Module Tripode

Récif de protection, récif artificiel anti-chalutage, module lourd.

Récemment, l'immersion de modules légers d'une conception nouvelle a été réalisée à l'intérieur de la réserve de Carry-le-Rouet pour empêcher la pratique des sennes tournantes. Cet engin de pêche, destiné à la capture des sardine ou des anchois, est devenu très performant sur des espèces telles que les saupes, les sars, les dorades, les canthares, les loups, les muges, et ceci même sur les petits fonds côtiers...

La structure immergée est un module léger, de conception nouvelle, en forme de tripode ou de cheval de frise. Une douzaine de ces modules est répartie sur l'ensemble de la réserve.

 


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